Le dernier combat de Robert Mugabe

13 04 2008

Le vieux lion du Zimbabwe n’est pas mort au soir du 29 mars. À peine a-t-il vacillé en entendant certains le dire prêt à céder sa place. À 84 ans, Robert Mugabe n’a pas l’intention de laisser aux mains de l’opposition un pays qu’il a contribué à rendre libre, et qui n’en finit plus de mourir.

Deux semaines après une élection présidentielle dont on ne connaît toujours pas les résultats, le président lutte pour sa survie politique. Son rival Morgan Tsvangirai, leader du MDC, le principal parti d’opposition, revendique la victoire. Mugabe, lui, s’accroche aux rênes d’un pays exsangue qu’il mène d’une poigne de fer depuis 28 ans.

Ceux qui l’imaginaient partir en catimini l’ont sous-estimé. Fidèle à son traditionnel discours anticolonialiste, Robert Mugabe livre ce qui sera peut-être son dernier combat. « Il ne partira jamais de son plein gré », affirme Sarah Harland, Zimbabwéenne et coordinatrice de la « Zimbabwe Association » qui s’occupe de réfugiés à Londres.

Mugabe n’a pas toujours été ce paria tant décrié par la communauté internationale. Il était même l’enfant chéri de l’Occident à ses débuts. Élevé par les jésuites, le jeune Mugabe, solitaire, préfère lire que de se faire des amis. En 1964, il est arrêté et emprisonné pour « discours subversif ». En détention, il obtient sept diplômes par correspondance auprès de la London University. À sa libération en 1974, il passe au Mozambique pour organiser la rébellion militaire et se convertit à l’idéologie marxiste.

Dans les années 1980, après une indépendance acquise au prix d’une guerre de libération qui fit 27 000 morts, il adopte une attitude conciliatrice vis-à-vis de la minorité blanche. Tous les espoirs sont alors permis. L’homme, cultivé et charismatique, est comparé à Nelson Mandela.

Mais dès 1983, il révèle sa nature brutale en organisant le massacre de plus de 10 000 dissidents dans le Matabeleland, fief de son rival Joshua Nkomo. Pragmatique, la communauté internationale ferme les yeux sur cet « écart ». Lisez la suite de cette entrée »





Le Zimbabwe en 5 dates

13 04 2008

1923 La Rhodésie du Sud devient une colonie britannique

1972-1979 Guerre de libération des nationalistes noirs, menée par Robert Mugabe et Joshua Nkomo

1980 Indépendance : la Rhodésie du Sud prend le nom de Zimbabwe. Mugabe devient Premier ministre

1987/1996/2002 Mugabe élu président

29 mars 2008 Elections présidentielle, municipales, législatives et sénatoriales





Portrait d’Anke Roux, conseillère municipale

8 03 2008

Voici le portrait d’Anke Roux, Allemande élue en 2001 au conseil municipal de Sucy-en-Brie, dans le Val-de-Marne. Depuis, elle a acquis la nationalité française. Elle se représente demain aux élections municipales.

Entre l’Allemagne et la France, son cœur balance

« Je crois que mon mari est d’accord » lance Anke Roux, jolie Allemande aux yeux bleu-vert, d’un air malicieux. À 43 ans, la conseillère municipale de Sucy-en-Brie (Val-de-Marne), emmitouflée dans un manteau rouge élégant, se représente aux élections demain.

Anke Roux

Avant d’être élue en 2001, elle écrivait souvent au maire. « Pour le manque de moyens à l’école, la gêne du bruit – j’habite près d’Orly -… » Un sourire illumine son visage. « Je crois que le maire, Jean-Marie Poirier, m’a trouvé embêtante. Il m’a dit : plutôt que de critiquer, venez travailler avec moi ! » À l’époque, elle hésite. Et tranche seule. « J’aime bien réfléchir par moi-même. » C’est le maire UMP qui trouve les mots et la convainc. « Il était très impressionnant » se souvient-elle.

Anke Roux est consciente de son « image de marque ». Femme, européenne et sans étiquette. « C’est aussi pour ça qu’il voulait que je le rejoigne. » Elle pense que la loi pour la parité était nécessaire. « Sans elle, je n’aurais peut-être pas eu le courage. Les femmes ont les mêmes compétences que les hommes mais elles ont tendance à douter. » Lisez la suite de cette entrée »





A lire, sur la participation des Européens aux municipales

6 03 2008

Article de Ouest France: 200 000 Européens vont voter dimanche

Article du Parisien: 14 000 Européens de Paris prêts à voter

Site Touteleurope.fr: article sur le dernier baromètre sur la citoyenneté européenne (janvier 2008)

Site le Taurillon: Municipales à Paris et Européens [Classement par partis et par nationalités des Européens présents sur les listes dans la capitale]

France 3 Normandie: Le vote des ressortissants européens

N’hésitez pas à laisser des liens vers d’autres articles.





Elections municipales – Participation des Européens “Un million d’Européens n’iront pas voter”

6 03 2008

Dans le cadre du CFJ, j’ai fait une enquête sur la participation des citoyens européens aux élections municipales. Attention: chiffres et propos ont été récoltés avant le 4 février 2008.[Les chiffres du ministère de l'Intérieur n'étaient pas définitifs.]

 

Un million d’Européens

n’iront pas voter

 

Les 9 et 16 mars, les Français éliront leurs maires. Pour la deuxième fois, les Européens pourront voter ou se présenter. Moins de 230 000 d’entre eux se sont inscrit sur les listes, selon les premiers chiffres du ministère de l’Intérieur. Pourtant, ils sont 1 249 000 à vivre en France. Plus d’un million d’Européens ne feront donc pas entendre leur voix. Lisez la suite de cette entrée »