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Le premier calmar géant naturalisé présenté au Muséum d’histoire naturelle

mars 25, 2008 · No Comments

calmar géant

Le premier calmar géant naturalisé, baptisé Wheke, « calmar » en maori, a été présenté mardi au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. Long de six mètres cinquante, il est le premier invertébré de cette taille à avoir été plastiné.

Dans le monde, les rares spécimens de calmars géants présentés dans des muséums sont tous conservés dans de l’alcool ou du formol.

Le MNHN a lui opté pour la plastination, afin que le calmar soit bien visible du public. « Nous avons longtemps réfléchi à la meilleure façon de présenter Wheke au public », a expliqué Pascale Joannot, chargée de la rénovation des collections au Muséum.

La plastination consiste à vider l’animal de tout son liquide et à le remplacer par une résine plastique spéciale durcissante, élaborée par un laboratoire italien, VisDocta Research, spécialisé dans la préservation des spécimens.

Deux scientifiques de ce laboratoire se sont occupés de Wheke pendant plus de deux ans. L’opération a coûté 65 000 euros au MNHN.

Lorsqu’il est arrivé en Italie, en 2005, Wheke avait perdu une bonne partie de ses tentacules. Ceux d’un autre spécimen lui alors ont été greffés. Trois cents ventouses ont été recomposées, le bec d’origine a été remis en place et de faux yeux ont été replacés.

Pêché le 27 janvier 2000 au large de la Nouvelle-Zélande par 615 mètres de profondeur, le calmar géant a été donné au MNHN, sur proposition de Steve O’Shea, spécialiste des calmars au NIWA (National Institute of Water and Atmospheric Research Limited).

L’invertébré est arrivé le 3 juillet 2000 en France et a été conservé dans du formol jusqu’à son transfert en Italie.

calmar géant

Le calmar géant est une espèce non commercialisée car il est impropre à la consommation, il contient trop d’ammonium.

Les rares calmars trouvés sur les plages ou flottant en surface sont souvent en mauvais état. Selon les spécialistes, il reste encore beaucoup de choses à découvrir sur ces céphalopodes.

Bertrand-Pierre Galey, directeur général du MNHN, s’est félicité de la réussite de cette « aventure technique semée d’embûches ». Il a déclaré : « Le rôle d’un grand Muséum comme le notre est aller de l’avant et de transmettre les valeurs naturalistes ».

Mélinda TROCHU
Crédit photos: Jing Hu

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