Inondations, sécheresses… Le climat se dérègle et toute l’agriculture mondiale en pâtit.
Depuis six ans, la sécheresse en Australie perturbe les Aussies, mais surtout l’équilibre céréalier mondial. Même s’il y a « toujours eu des sécheresses en Australie, là les experts s’interrogent », explique Bernard Seguin, responsable de la mission « changement climatique et effet de serre » à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA). « Personne ne sait si cet épisode va durer. On sait juste que les températures vont continuer d’augmenter en Australie. »
S’il n’est pas encore avéré que l’amplification des épisodes extrêmes (tornades, inondations, sécheresses) est liée au réchauffement planétaire, on sait que le climat a un rôle décisif sur l’agriculture mondiale. « La diminution instantanée de la production agricole est en grande partie liée aux accidents climatiques » assure Bernard Seguin. Pour lui, « ils sont peut-être le facteur déclenchant des émeutes de la faim. » Keep reading →
Le vieux lion du Zimbabwe n’est pas mort au soir du 29 mars. À peine a-t-il vacillé en entendant certains le dire prêt à céder sa place. À 84 ans, Robert Mugabe n’a pas l’intention de laisser aux mains de l’opposition un pays qu’il a contribué à rendre libre, et qui n’en finit plus de mourir.
Deux semaines après une élection présidentielle dont on ne connaît toujours pas les résultats, le président lutte pour sa survie politique. Son rival Morgan Tsvangirai, leader du MDC, le principal parti d’opposition, revendique la victoire. Mugabe, lui, s’accroche aux rênes d’un pays exsangue qu’il mène d’une poigne de fer depuis 28 ans.
Ceux qui l’imaginaient partir en catimini l’ont sous-estimé. Fidèle à son traditionnel discours anticolonialiste, Robert Mugabe livre ce qui sera peut-être son dernier combat. « Il ne partira jamais de son plein gré », affirme Sarah Harland, Zimbabwéenne et coordinatrice de la « Zimbabwe Association » qui s’occupe de réfugiés à Londres.
Mugabe n’a pas toujours été ce paria tant décrié par la communauté internationale. Il était même l’enfant chéri de l’Occident à ses débuts. Élevé par les jésuites, le jeune Mugabe, solitaire, préfère lire que de se faire des amis. En 1964, il est arrêté et emprisonné pour « discours subversif ». En détention, il obtient sept diplômes par correspondance auprès de la London University. À sa libération en 1974, il passe au Mozambique pour organiser la rébellion militaire et se convertit à l’idéologie marxiste.
Dans les années 1980, après une indépendance acquise au prix d’une guerre de libération qui fit 27 000 morts, il adopte une attitude conciliatrice vis-à-vis de la minorité blanche. Tous les espoirs sont alors permis. L’homme, cultivé et charismatique, est comparé à Nelson Mandela.
Mais dès 1983, il révèle sa nature brutale en organisant le massacre de plus de 10 000 dissidents dans le Matabeleland, fief de son rival Joshua Nkomo. Pragmatique, la communauté internationale ferme les yeux sur cet « écart ». Keep reading →
Le premier calmar géant naturalisé, baptisé Wheke, « calmar » en maori, a été présenté mardi au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. Long de six mètres cinquante, il est le premier invertébré de cette taille à avoir été plastiné.
Dans le monde, les rares spécimens de calmars géants présentés dans des muséums sont tous conservés dans de l’alcool ou du formol.
Le MNHN a lui opté pour la plastination, afin que le calmar soit bien visible du public. « Nous avons longtemps réfléchi à la meilleure façon de présenter Wheke au public », a expliqué Pascale Joannot, chargée de la rénovation des collections au Muséum.
La plastination consiste à vider l’animal de tout son liquide et à le remplacer par une résine plastique spéciale durcissante, élaborée par un laboratoire italien, VisDocta Research, spécialisé dans la préservation des spécimens.Keep reading →
Les Etats-Unis sont engagés en Irak depuis le 20 mars 2003. Cinq années marquées par la pendaison de Saddam Hussein, les attentats à répétition, la perte de près de 4 000 GI’s et de dizaines de milliers de civils irakiens. La sortie du conflit paraît encore lointaine. Le futur président américain, qu’il soit démocrate ou républicain, devra s’atteler à régler le problème irakien.
Cinq ans après l’intervention américaine, les Irakiens continuent à fuir leur pays, selon le Haut commissariat de l’ONU. Le 20 mars 2003, les Etats-Unis envahissaient l’Irak.
« L’opération liberté irakienne »devait alors permettre de trouver les armes de destruction massive et rompre le lien présumé entre Saddam Hussein et le terrorisme. Le dictateur, capturé le 13 décembre de la même année, a été jugé coupable de crimes contre l’humanité et pendu le 30 décembre 2006.
En fin de compte, il n’existait aucune relation entre Al-Qaida et Saddam Hussein, selon un rapport du Pentagone publié début mars. Les armes de destruction massive sont également restées introuvables.
Cette guerre, basée sur des mensonges, a profondément divisé les Américains. Aujourd’hui, 60% d’entre eux estiment qu’elle était une erreur.Keep reading →
La cour suprême des Etats-Unis s’est penché hier sur le droit de posséder des armes. C’est la première fois depuis 70 ans.
La ville de Washington, qui interdit les armes depuis 30 ans, s’oppose à l’un de ses habitants qui désire en posséder une et considère qu’on porte atteinte à sa liberté individuelle.
Jérôme Kerviel, ce trader qui a fait perdre près de 5 milliards d’euros à la Société Générale, vient d’être remis en liberté. Il a été détenu pendant cinq semaines à la prison de la Santé.
Loin de l’image du trader fou que beaucoup lui ont attribué, Jérôme Kerviel est en fait un jeune Breton en mal de reconnaissance.
Des centaines de tibétains seraient morts depuis le début des manifestations à Lhassa, la capitale du Tibet. Mais ces chiffres, donnés par le gouvernement tibétain en exil, sont invérifiables. L’armée chinoise en intervention parle, elle, de 13 morts. La bataille diplomatique est lancée.
Cela fait une semaine que les manifestants tibétains subissent la répression chinoise. Des centaines de morts ou une dizaine. Qui croire ?
Les observateurs internationaux et les journalistes étrangers n’ont pas droit de citer au Tibet. Il est très difficile d’avoir des informations précises. Les autorités tibétaines assurent que leurs informations sont fiables. Elles proviendraient directement de familles sur place.
Pour chaque camp, l’enjeu de cette bataille diplomatique est clair : il faut gagner le soutien de la communauté internationale. Le Premier ministre tibétain l’appelle d’ailleurs à la rescousse. Il souhaite que l’ONU envoie des délégations au Tibet.
Mais jusqu’à présent, la Chine refuse toute intervention de la communauté internationale dans ses affaires intérieures. A cinq mois des JO, elle souhaite contenir la révolte tibétaine. Et ne surtout pas donner l’occasion aux défenseurs des droits de l’homme de la critiquer à nouveau.
Voici le portrait d’Anke Roux, Allemande élue en 2001 au conseil municipal de Sucy-en-Brie, dans le Val-de-Marne. Depuis, elle a acquis la nationalité française. Elle se représente demain aux élections municipales.
Entre l’Allemagne et la France, son cœur balance
« Je crois que mon mari est d’accord » lance Anke Roux, jolie Allemande aux yeux bleu-vert, d’un air malicieux. À 43 ans, la conseillère municipale de Sucy-en-Brie (Val-de-Marne), emmitouflée dans un manteau rouge élégant, se représente aux élections demain.
Avant d’être élue en 2001, elle écrivait souvent au maire. « Pour le manque de moyens à l’école, la gêne du bruit - j’habite près d’Orly -… » Un sourire illumine son visage. « Je crois que le maire, Jean-Marie Poirier, m’a trouvé embêtante. Il m’a dit : plutôt que de critiquer, venez travailler avec moi ! » À l’époque, elle hésite. Et tranche seule. « J’aime bien réfléchir par moi-même. » C’est le maire UMP qui trouve les mots et la convainc. « Il était très impressionnant » se souvient-elle.
Anke Roux est consciente de son « image de marque ». Femme, européenne et sans étiquette. « C’est aussi pour ça qu’ilvoulait que je le rejoigne. » Elle pense que la loi pour la parité était nécessaire. « Sans elle, je n’aurais peut-être pas eu le courage. Les femmes ont les mêmes compétences que les hommes mais elles ont tendance à douter. » Keep reading →